Par Djahide Gheddar
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Va, vis et que ton âme revienne est un premier livre. Il aurait pu s’intituler Mémoire.
Mais, au fil de l’écriture, le texte se peuple de voix, de visages et de destins : des trajectoires de vie qui, entre ombre et lumière, dessinent presque une épopée humaine. Il portera finalement le titre Vas, vis et que ton âme revienne — une histoire entre deux rives, traversée par l’amour, l’exil et cette humanité fragile et
lumineuse qui relie les êtres au-delà des frontières.
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Djahide Gheddar naît en 1961 à Montbéliard, en France. Son parcours scolaire est heurté, à l’image d’une vie qu’il choisira d’explorer hors des chemins balisés. Très tôt, il multiplie les expériences et les métiers : maçon, plombier, restaurateur. Il fonde une agence de publicité, dirige un atelier de jus de pomme, puis se tourne, un temps, vers le journalisme, animant une radio locale et signant quelques piges pour Le Pays de Franche-Comté.

Au fil des années, son itinéraire le conduit finalement vers le champ social, où il achève sa carrière professionnelle au sein d’une association d’aide sociale à l’enfance.
Un matin, la nouvelle tomba : Karim se serait jeté du haut du pont Sidi M’Cid.
Des enfants l’avaient retrouvé, sans vie, dans les eaux du Rhummel. Une foule immense et silencieuse s’était rassemblée devant la mosquée Djemaâ Lekbir, pour une dernière prière. La même foule accompagna le corps meurtri de Karim jusqu’à sa dernière demeure, comme on accompagne un martyr. Ahmed peinait à contenir ses larmes. Il ne connaissait pas véritablement Karim, mais cet homme dégageait une force sourde, une douleur si visible, qu’il ne laissait personne insensible.
Ce fut dans un vieux café maure, au cœur du vieux Constantine, qu’Ahmed apprit la véritable histoire de cet homme que tous regardaient sans vraiment le voir. Karim revenait de la guerre. Il était parti, plein d’enthousiasme, avec dix de ses amis de Guelma. Ils avaient à peine vingt ans. Mais en juin 1945, lorsqu’il revint enfin, espérant retrouver la maison de son enfance, ses parents, ses trois frères, ses deux sœurs... il ne retrouva qu’un tas de cendres. Tous avaient été massacrés, le 8 mai 1945 — ce même jour où lui, l’uniforme impeccable, défilait fièrement dans les rues de Paris. Ce jour-là, quelque chose s’était irrémédiablement brisé entre les colons et les musulmans. Ahmed aimait sa terre, profondément. Mais il comprenait désormais que son avenir d’homme, sa dignité, ne pourraient s’épanouir ici.
Il le savait : il devrait partir, ailleurs. Quelques semaines plus tard, Ahmed écrivit à un cousin installé à Mulhouse, là-bas, dans l’Est de la France, entre les fumées d’usines et les matins gris. On disait qu’on y trouvait du travail, même pour ceux venus de loin, pour peu qu’on accepte de baisser la tête. Il parla de papiers, d’un lit, d’un avenir à construire. La réponse fut brève, chaleureuse : « Viens. Ce n’est pas la belle vie, mais ici, on respire. » Avant de quitter sa terre, Ahmed retourna au village, là où les collines bordaient les souvenirs et les silences de l’enfance. Il voulait revoir sa mère.
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À mon fils Sami, désormais gardien de cette histoire, confiée à son cœur et à son avenir.
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