Par Alain KOTCHIAN
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Une narration qui explore l’exil arménien à travers une quête identitaire et une réflexion sur l’héritage culturel. Abordant des thèmes universels tels que la différence et la reconstruction de soi, incarnés par la métaphore du zèbre. Fusion de mémoire et de fiction.
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Chef d’entreprise pendant près de vingt ans dans l’aménagement et la décoration intérieur. Enfin du temps, aujourd’hui pour me consacrer à mes passions l’écriture, le sport et les jeux de stratégie. Passionné de linguistique, mon premier roman mélange de fiction et réalité.

Mon projet explore la différence au sens large et l’acceptation de soi. Inspiré par l’histoire de mes grands-parents apatrides et par leur difficile chemin vers la citoyenneté française, il interroge ce que l’exil et la perte d’identité laissent en héritage. Au-delà du déracinement, j’aborde la double culture dans une France multiculturelle : comment habiter ses pluralités sans se renier. Ce livre s’adresse à tous ceux qui se sentent différents et qui se demandent comment transformer cette singularité en richesse, en force, plutôt qu’en handicap.

Jean, accablé par le labeur du jour, céda enfin à la lassitude. Son front penché sur les feuillets, il s’abandonna, dans la pénombre, à ce sommeil réparateur où l’âme s’élève et s’évade. Là, dans cet intervalle mystérieux où l’esprit divague et se détache de l’entrave du corps, il se vit, tel un voyageur solitaire, rêvant debout dans la nef solennelle d’un amphithéâtre baigné d’ombres. Autour de lui, l’assemblée se dressait, attentive et farouche, semblable à une mer agitée par le souffle de l’opprobre. Les voix des persifleurs, ces esprits chagrins à la verve acérée, s’élevaient, ricanantes et cruelles, tels des courants contraires venant briser l’élan du navigant. Piron, Scarbo le gnome, misérables caricatures, prenaient la parole, mais laissaient échapper, non la lumière du talent, mais la bile de l’amertume. Dans ce théâtre intérieur, Jean, farouche et résolu, préparait sa réponse, se dressant contre l’injustice, porté par le souffle grandiose de la dignité humaine.
« Ironiquement, tel Cyrano, en prose et en verve, j’apostrophe les censeurs, flamme au regard :
Ah ! Messieurs les Censeurs, tenants de la pureté, juges austères du verbe et du sang. Vous qui, du haut d’un piédestal qu’érigent vos peurs, triez le lexique à la pince fine. Osez-vous, oui, osez-vous jeter l’anathème sur mon nom à consonance étrangère, sur ma peau qui, dans vos dictionnaires, n’a pas la bonne couleur ? Mais sachez-le, la langue française, de vos peurs, se rit.
Il pointe son doigt vers l’assemblée.
Car, que dis-je ? Les nez des mots sont multiples, capiteux, sinueux, et d’une diversité superbe ! La langue française, ce nez prodigieux, a flairé les parfums du monde et les a faits siens.
• Italien : Faut-il que je vous rappelle que la ballerine danse sur le balcon, s’émerveillant de sa bravoure, savourant un opéra. Que la pizza s’invite sans visa à nos banquets, et que la sonate s’attarde sous nos doigts ?
• Espagnol : Sur la place, le cigare s’envole, la tomate rougit, la sieste s’impose.
• Grec : Mais tendez l’oreille : école vient du grec skholè, et le théâtre, du grec theatron, vaste scène d’où je vous harangue ! Même la philosophie, muse des âmes inquiètes, descend de Sophos et Philein, sagesse et amour entremêlés.
• Latin : avocat, de advocatus, vient plaider ici la cause de la diversité, pendant que la fenêtre (fenestra) s’ouvre à l’inconnu.
• Arabe : En jupe, je fais mes courses au bazar (persan aussi, ce mot voyageur), j’étudie l’algèbre, j’emporte mon sucre, je ferme la porte avec une clé (qalid), et je me parfume de jasmin.
• Inde et Perse : Je dors en pyjama, je médite comme un gourou, je m’éveille avatar d’un matin nouveau.
• Slaves, Germains, peuples de toutes contrées : La vodka, le robot, le parking, l’orchestre, le folklore, la cravate …Tous accourent, tous s’inclinent devant la République du Mot.
Il relance, voix vibrante. Vous raillez l’étranger, mais la langue est un port, un navire, la houle des siècles ! Le français est un passeport aux frontières poreuses, où chaque mot venu d’ailleurs enrichit, nuance, colore. Ha ! Xénos, l’étranger en grec, enfante la xénophobie, cette peur infecte, sœur bâtarde du racisme, et chaque mot importé est un trait de lumière qui dissipe vos ténèbres.
Il se dresse, conquérant. Ne voyez-vous pas ? L’étymologie n’est pas un caprice d’érudit, mais l’histoire même de notre humanité. Le mot travail, du latin tripalium, nous rappelle dans sa douleur l’effort de bâtir, tandis que musique danse avec les Muses, et qu’amiral vogue avec l’émir arabe sous pavillon commun.
Ô censeurs, renoncez à vos œillères ! Chaque mot étranger est un baiser sur la joue de notre langue, une alliance scellée dans le grand bal de l’Histoire.
Il conclut, solennel et fraternel. Célébrons ce miracle ! Car la langue, mosaïque chatoyante, est le miroir de la tolérance. Quiconque la restreint, l’appauvrit, quiconque l’ouvre, l’enrichit. Soyons les poètes des mondes mêlés, les passeurs de mots, les bâtisseurs d’avenir. Que vive la diversité linguistique, bastion contre la bêtise, viatique pour la liberté ! Rires et applaudissements, le rideau tombe ».
Souriant, Jean accepta la complicité de ses proches, tandis qu’une atmosphère légère envahissait la pièce. Les regards échangés, empreints d’une tendresse discrète, témoignaient d’un lien familial renforcé par ce moment partagé. Edouard, malicieux, lança une plaisanterie qui fit sourire Varténie, tandis que le rire de Marie résonnait doucement au cœur du salon. La prestation de Jean semblait avoir ouvert un nouvel espace de dialogue, où l’admiration et la bienveillance coulaient naturellement, préparant la suite de la soirée, faite de souvenirs et de confidences murmurés à l’ombre des lampes. Ainsi, dans cet interlude chaleureux, la famille se découvrait un peu plus forte, portée par la magie des mots et le plaisir d’être ensemble, avant que la conversation ne s’oriente vers les réflexions sur la diversité et l’avenir, liant subtilement humour et gravité dans le fil du récit.
Profitant d’une parenthèse de vacances, Marie assista pour la première fois à la prestation oratoire de son frère. Touchée par la justesse de ses mots et la vivacité de son argumentation, elle se sentit envahie d’une fierté sincère. Son éloquence, portée par un humour subtil et maîtrisé, la séduisit particulièrement. Amusée et admirative, elle ne put s’empêcher de lui glisser : « Tu aurais dû choisir des études de droit, j’ai beaucoup apprécié ta plaidoirie empreinte d’humour. »
- Qu’aurais dit la future procureure, pour sensibiliser les jurés, dit Jean ?
- L’heure est grave. En stigmatisant les zèbres, plutôt que les considérer comme des équidés, ne fera que les renvoyer à leurs origines. Les exclure tend à rendre radical ce qui n’est que différent. Ne les réduisons pas à leur condition d’origine, mais facilitons l’acquisition de la connaissance et l’accès aux études supérieures. Leur richesse, invisible aux yeux des autres, abreuve nos ruisseaux. Riche ou pauvre, blanc, jaune, noir, la question ne se pose pas ou, ne doit plus se poser. On est riche de ce que l’on est. Ouvrons donc les portes, laissons circuler les idées et les expériences, c’est dans la rencontre authentique que se construit la vraie fraternité. Nul besoin d’effacer les couleurs de chacun pour écrire l’histoire commune. Acceptons la pluralité, valorisons-la, et faisons de nos différences une force tranquille. Ainsi, sur la trame vivante de notre société, chaque voix trouve sa place, chaque singularité éclaire l’ensemble, et c’est ensemble que nous dessinons les contours généreux d’un avenir ouvert, où la curiosité et la bienveillance triomphent sur la méfiance et l’incompréhension.
Ethos, logos, pathos, dit en riant Edouard. La rhétorique est l’art de l’argumentation. Je suis impressionné.
Dans le salon baigné d’une lumière douce, chacun savourait l’écho du discours, tandis que la conversation glissait subtilement vers les souvenirs d’enfance et les rêves partagés. La complicité retrouvée enveloppait la pièce d’une chaleur fraternelle, et, un instant, les différences, les origines, les parcours ne semblaient plus que des nuances sur la vaste toile de la famille. Un simple regard, un éclat de rire, il n’en fallait pas plus pour que la soirée s’ancre dans la mémoire collective, promesse discrète que, malgré les vents contraires, le dialogue et la curiosité resteraient à jamais les piliers de leur histoire commune.
Esther, se ravit de constater cette complicité entre ses enfants. Elle savourait l’instant, fruit d’une éducation portée par la volonté naturelle d’une intégration réussie dans le long chemin de la citoyenneté française. Ils prolongeaient, à travers elle, son propre désir de progression sociale. Le rêve de toute une vie.
Hovsep prit alors son duduk, invitant Edouard à l’accompagner. Hovsep, plutôt taiseux, exprima son émotion dans la mélopée enivrante de l’instrument. La musique berçait l’atmosphère d’une douce langueur. Edouard, dans la tradition du dam, répondait en basse continue, d’un souffle hors du temps. Ce bourdonnement virevoltant et lancinant, enveloppa les chœurs d’une chaleur ancestrale, piquant l’âme au plus profond de l’être. Marie n’osait interrompre ce moment de grâce. Cependant, elle ne put s’empêcher de murmurer les vers du célèbre poème de Lamartine. « Ô temps suspend ton vol ! Et vous, heures propices, suspendez votre cours ! »
Le souffle du duduk et la résonance grave du dam semblaient abolir le temps, tissant un pont invisible entre les générations et les souvenirs enfouis. Les notes, tour à tour veloutées ou plaintives, peignaient des paysages lointains, ravivant dans le cœur de chacun une nostalgie douce, diffuse, presque sacrée. Les regards se croisaient sans bruit, complices et émus, comme pour saisir la fugacité de ce présent partagé. Lorsque les derniers échos s’éteignirent, un silence respectueux s’installa, empreint de reconnaissance pour la magie silencieuse qui venait de les réunir. Peu à peu, la conversation reprit, plus feutrée, et l’on sentit que la musique avait déposé sur la soirée un voile de sérénité, propice aux échanges et à la joie.

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