Par A.-L. Bindi, R. Coti, P. Dalmas-Alfonsi, C. Franceschi, G. G. Franchi
Vous pouvez soutenir ce projet en versant un montant libre et vous recevrez autant de contreparties correspondantes à ce versement.
Si vous souhaitez acheter une quantité précise de livres, merci d’indiquer un montant correspondant à la quantité voulue et de préciser cette quantité dans les commentaires de votre commande.
Une fois encore, ce numéro de Raconti nous donne à vivre un sentiment étrange : celui du retour chez soi. Nous croyions être une partie du monde et pourtant nous étions en exil.
----
Nous vous proposons d'être acteur de la naissance de notre livre en nous aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus notre livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus (pour la France et les DOM/TOM ) !
Votre paiement sera effectué en toute sécurité grâce à notre prestataire Stripe, qui vous garantit la fiabilité et la protection des données. Vos transactions sont chiffrées et vos informations bancaires restent confidentielles, vous offrant une expérience d’achat sereine et sécurisée.
Initiateurs de cet ouvrage collectif : Ange-Laurent Bindi, Rinatu Coti, Paul Dalmas-Alfonsi, Claude Franceschi, Ghjuvan Ghjaseppiu Franchi.
Depuis le Raconti volume I, ce sont 234 personnes et associations qui ont participé à ces ouvrages collectifs.

Ces récits de vie, c’est comme si on te disait :
« Viens, assieds-toi, ferme les yeux, écoute, ressens, respire… Ils arrivent, ils se mettent à bouger les anciens, tes ancêtres ; ils se mettent à « re-vivre » dans tes mots, tes ressentis, tes souvenirs !
Au loin, tu aperçois le berger rentrer ses moutons...
. Tu respires les senteurs du maquis après l’orage…
. Tu revois les femmes rire autour des lavoirs et les enfants jouer insouciants.
. Tu redécouvres les odeurs sucrées des cuisines de nos mères qui préparent amoureusement les fritelle pour les jours de tonte ou, selon les saisons, frappe, canistrelli, gâteaux de Pâques.
. Tu te souviens, peut-être, que tes grands-parents te racontaient les hivers rugueux qui accrochaient des stalactites aux vitres…
Ecoute-les encore un moment ; ils te racontent leur vie d’avant, ils te parlent d’eux, ils parlent à ta mémoire. Ne les oublie pas ! »
Ces récits deviennent ainsi les pierres précieuses de la littérature populaire.
Ils sont porteurs de notre âme : l’Anima Corsa !

Témoignage recueilli fin 2025 auprès de Mme A-C, 84 ans, village de Loretu. Elle nous parle de son histoire familiale en Casinca. (Texte en Corse et en Français dans l’ouvrage)
(…) Nous avions des brebis ; mon père était berger. Au moment de la tonte des brebis, nous organisions une grande fête… De nombreuses personnes venaient nous aider. On utilisait de grands ciseaux appelés « forces » et on mettait la laine dans des sacs. Maintenant tout est mécanisé.
Non loin, il y avait une personne qui faisait les manfare* et de temps en temps, elle faisait la distribution.
Il y avait toujours un curé… J’avais aussi un cousin qui était prêtre.
Mon père faisait une prière ; il prenait un morceau de laine qu’il mouillait et arrosait ses bêtes puis il disait au prêtre : “ A ton tour de les bénir ! ”
Nous avions un four... Mon père a d’abord fait la maison puis il a construit le four. Ma mère faisait le pain. L’avant-veille de la tundera*, nous confectionnions le torte*. Nous profitions de cette occasion pour faire le baptême d’un petit enfant. Nous faisions une belle et grande fête !
Nous vivions bien assurément !
Les bergers faisaient la transhumance. Mon père allait en montagne. Nous étions à la plaine et ensuite nous montions à Loretu. A la plaine, il y avait les fièvres intermittentes autrefois. Mon beau-frère qui travaillait avec mon père, restait à la plaine car il cultivait le blé, le maïs… Il gardait une partie de la récolte qu’il portait au moulin ; nous faisions de la farine pour confectionner le pain. Nous faisions de la farine de blé… Le moulin se trouvait à Vescuvatu et quand nous étions à Loretu, nous allions à u Pianu. (…)
* manfare : petits beignets au brocciu.
* tundera : tonte des brebis ; plusieurs bergers partagent ce moment traditionnel et festif.
* torte : gâteaux à la farine de châtaigne.

Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
Apportez votre pierre à l'édifice