Vous pouvez soutenir ce projet en versant un montant libre et vous recevrez autant de contreparties correspondantes à ce versement.
Si vous souhaitez acheter une quantité précise de livres, merci d’indiquer un montant correspondant à la quantité voulue et de préciser cette quantité dans les commentaires de votre commande.
Pour écrire ce récit, El hadji DIAGOLA s’est inspiré de la carrière artistique et musicale de certains griots et conteurs africains. Ces conteurs et griots n'étaient pas seulement des musiciens, mais des historiens et des généalogistes. Ils étaient les gardiens de la mémoire et de la parole dans leur communauté. Ils avaient une voix puissante alliée à une virtuosité technique au Gambaré (un luth traditionnel à quatre cordes). « Ces gardiens de la parole ne chantaient pas pour divertir, ils chantaient pour que l'homme sache d'où il vient afin de savoir où il va ».
----
Je vous propose d'être acteur de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus (pour la France et les DOM/TOM ) !
Votre paiement sera effectué en toute sécurité grâce à notre prestataire Stripe, qui vous garantit la fiabilité et la protection des données. Vos transactions sont chiffrées et vos informations bancaires restent confidentielles, vous offrant une expérience d’achat sereine et sécurisée.
El Hadji Diagola a longtemps servi comme journaliste correspondant au sein de plusieurs quotidiens parisiens, avant de s’imposer dans le paysage littéraire francophone. Auteur prolifique, l’écrivain consacre son œuvre à la défense d’un monde fondé sur la paix, le respect mutuel et le dialogue entre les peuples, les cultures et les religions. Reconnu pour sa rigueur, son sens de la justice et son engagement constant en faveur des droits humains, Diagola écrit pour donner voix à celles et ceux que l’histoire oublie. Explorer son œuvre, c’est découvrir un regard profondément humain et un combat lucide : celui d’un homme qui, derrière la plume, se tient du côté des civilisations blessées et des mémoires trop souvent ignorées.

Ce roman est un récit qui met en évidence l’importance de la parole. C’est-à-dire le pouvoir du verbe dans notre quotidien et surtout la relation entre génération. Ce livre montre, à travers la carrière artistique et musicale d’un griot africain, la puissance du mot et l’importance de la relation entre les Anciens et la nouvelle génération dans notre société actuelle. Pour éduquer ou mettre en garde le pouvoir mystique et physique de la parole, ce rôle a été confié aux spécialistes de contes ou des griots qu’on les appelle « Le gardien de la parole » afin de promouvoir la cohésion sociale et la paix dans nos communautés. C’est pourquoi en lisant ce livre, on se rendra compte que la parole et le silence sont vraiment importants dans notre vie quotidienne. Ce livre constitue donc une leçon et une inspiration pour la future génération mais également une relation entre génération, c’est-à-dire les Anciens et la jeune génération. Lire ce récit, c’est, s’éduquer pour avoir un bon comportement et la paix dans sa vie.
« En Afrique traditionnelle, l’écriture n’était pas encore utilisée pour conter ou narrer les histoires. Alors, le griot jouait ce rôle ô combien important. Il était la mémoire collective des hommes de cette époque. A cet effet, le griot de Djibril Tamsir Niane, Djeli K. Kouyaté l’avait bien illustré en affirmant que « nous sommes la mémoire des hommes, nous sommes des sacs à parole, ceux sans qui les noms des rois tomberaient dans l’oubli, nous donnons forme aux faits et gestes des rois… ». Au-delà de son rôle de conseiller, il était dans son devoir d’accompagner les rois lors des batailles pour chanter leur bravoure. Le jeune Diarré souhaiterait être le champion dans ce domaine mais également l’internationaliserait d’une manière démocratique pour le bien-être des griots. Diarré grandit parmi les voix. Les nuits étaient pleines de récits, les journées pleines de noms des grands hommes anciens dans l’histoire et dans le présent, mais l’enfant, lui, parlait peu. Quand les autres enfants jouaient, Diarré s’asseyait près des vieux griots. Il ne demandait rien. Il écoutait. Un jour, un Ancien lui posa une question :
—Pourquoi te tais-tu toujours, enfant ?
Diarré répondit :
—Parce que je ne sais pas encore ce que vaut ma bouche.
Les Anciens hochèrent la tête. Ils comprirent que l’enfant avait commencé son chemin. Un jour, deux familles se disputèrent. Les jeunes voulaient que Diarré intervienne pour les réconcilier, mais les Anciens l’en empêchèrent.
—Pas encore, dirent-ils.
—Une parole trop tôt est une parole perdue.
Diarré apprit alors la leçon la plus difficile : « le silence protège parfois plus que la parole ». Un jour, Diarré était avec ces camarades d’enfance au bord du fleuve pour jouer et se laver en même temps, Fousseynou l’un des camarades lui invita ainsi :
—Viens jouer avec nous, Diarré !
Diarré étant assis répondit par ces termes :
—Non, merci. Je préfère écouter les Anciens.
Et il resta assis au bord du fleuve. Et pendant ce temps, les autres camarades s’amusaient dans l’eau du fleuve. A cette époque de sa vie, Diarré parlait peu, mais il écoutait beaucoup. Et un vieil homme de passage au bord du fleuve pour voir sa pirogue entendit leur conversation et intervint ainsi :
—Diarré, écoute bien toujours les Anciens.
Diarré fixa le vieil homme et répondit :
—Oui, Ancien. J’écoute toujours les Anciens.
—Ce que tu as répondu à ton camarade, c’est ça la sagesse africaine. Il faut toujours écouter les Anciens, précisa le vieil homme. Puis, le vieil homme se dirigea vers sa pirogue non loin d’eux.
(…) Dans les récits, on insiste sur le fait que le jeune Diarré était un enfant très silencieux, toujours assis près des Anciens, observant sans interrompre. Chez les griots, on dit souvent : «La bouche qui parlera demain doit d’abord se taire longtemps. » Sa jeunesse était donc marquée par l’écoute des généalogies, l’apprentissage des noms, alliances, conflits, migrations, la mémorisation des récits de « Wagadu » (Empire du Ghana). Son apprentissage était vraiment rigoureux. Adolescent, le jeune Diarré aurait subi ce qu’on appelle parfois la « discipline de la parole », c’est-à-dire réciter de longues lignées sans se tromper, répéter les récits jusqu’à l’exactitude parfaite, apprendre quand parler… et surtout quand se taire.
(…) Le jour vint où le maître l’appela. Il lui demanda de réciter l’histoire d’une lignée entière, sans erreur, sans flatterie, sans peur. Diarré parla. Sa voix était calme. Ses mots étaient justes. Quand il eut fini, le maître frappa le sol de son bâton et dit :
—Aujourd’hui, ta bouche t’appartient. Mais souviens-toi : elle appartient aussi au peuple.
Ce fut ainsi que s’acheva la jeunesse de Diarré Niakhamala. Il n’était plus seulement un enfant de griots. Il était devenu gardien de la mémoire. Et depuis ce temps, quand un griot hésita avant de parler, les Anciens murmurèrent encore :
—Souviens-toi de Diarré Niakhamala, celui qui a appris la parole par le silence. »
Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
Apportez votre pierre à l'édifice