Par Aude BELLÉE
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Depuis plus d'un an et demi, je travaille à l'écriture de « Il faut que tu manges ! », un témoignage inspiré de mon propre parcours.
Passionnée par l’agriculture et les animaux, j’ai vu ma vie basculer à l’âge de 14 ans lorsque je suis tombée dans l’anorexie. À travers ce récit, je partage un vécu marqué par le harcèlement scolaire, les troubles du comportement alimentaire et le quotidien du monde agricole.
Portée par l’envie de briser les idées reçues, de mettre des mots sur ce que j’ai traversé et de sensibiliser les familles et les proches, ce témoignage rappelle aussi que cette maladie peut toucher n'importe qui.
Je vous propose d'être acteur de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Je m’appelle Aude Bellée, j’ai 23 ans. Je suis originaire de Normandie et salariée agricole.
« Il faut que tu manges ! » est mon premier témoignage.

Dans ce témoignage, je reviens sur le harcèlement scolaire que j’ai subi, mon combat contre l’anorexie et le long chemin vers la reconstruction.
L’originalité de ce récit réside dans un paradoxe qui a longtemps été le mien : participer chaque jour à nourrir le vivant, tout en menant un combat silencieux contre une maladie profondément destructrice.
À travers ces pages, je partage également notre quotidien au sein de la ferme familiale dans le Nord Cotentin : un métier que j’aime profondément, avec ses joies, ses incertitudes et les difficultés grandissantes auxquelles le monde agricole est confronté.
Cette immersion m’amène aussi à évoquer mes réflexions sur la reprise de l'exploitation familiale et sur la place des femmes dans un milieu encore très masculin.
En parallèle, j’y raconte cette force intérieure que l’on découvre en soi et qui permet d’avancer, même lorsque tout semble s’effondrer. La moto occupe une place essentielle dans ma vie et m’aide, encore aujourd’hui, à me reconnecter à moi-même dans les périodes les plus sombres.
Aujourd’hui, je vous propose de faire partie de cette aventure en me donnant l’opportunité, grâce aux éditions Maïa, de faire paraître ce livre en participant à sa fabrication.
Plus il y aura de préventes, plus ce projet aura de chances de voir le jour.
Votre soutien contribuera à faire vivre ce témoignage et à transmettre un message d’espoir et de résilience. Il sera aussi l’occasion de mettre en lumière celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour nourrir notre société, avec passion, engagement et détermination.
Ce témoignage s’adresse aux personnes touchées par les troubles du comportement alimentaire, aux victimes de harcèlement scolaire, ainsi qu’à leurs proches et aussi à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre ces épreuves souvent invisibles.

La douleur ne me laisse plus de répit. Elle me prive peu à peu de mes forces, de mon envie de vivre. La fatigue finit par me submerger complètement. Je pleure souvent, incapable de m’arrêter. Mes vêtements flottent sur moi, mais je n’y prête plus attention. Je ne dors presque plus. Chaque matin, une seule question tourne en boucle dans ma tête : Quand ce supplice va-t-il s’arrêter ? Très vite, un nouvel engrenage commence : l’appétit disparaît. Ce n’est pas une volonté, je n’ai tout simplement plus envie de manger. M’asseoir à table devient un effort insurmontable. Je mange par obligation, sans plaisir, sans goût. La nourriture m’indiffère, ne m’évoque plus rien, alors qu’autrefois elle était source de plaisir. Je ne fais que grignoter de petites quantités, juste pour dire que j’ai mangé. Mes parents commencent à s’inquiéter sérieusement, leurs préoccupations sont de plus en plus lisibles sur leurs visages. « Tu as beaucoup maigri, Aude… Il faut que tu manges. »
La fin de l’année approche, mais je ne vois plus de lumière au bout du tunnel. Puis vient ce vendredi 30 juin 2017, une journée ensoleillée qui marque un tournant. Mes parents, désemparés, insistent pour que je consulte à nouveau notre médecin traitant. Je me rends à son cabinet sans espoir, persuadée que rien ne changera. Les volets à moitié fermés laissent filtrer des traits de lumière crue qui barrent le sol. Je m’assieds sur la chaise en plastique, le dos voûté, les coudes sur mes genoux, tentant de soutenir ma tête à l’aide de mes mains moites. Tout semble plus lourd, plus lent que d’habitude. L’auscultation, la pesée, la prise de tension… Ces gestes habituels prennent soudain une tout autre tournure. Le regard grave du médecin me transperce. Il me fixe, tout en dégonflant le brassard autour de mon bras, et me dit d’une voix ferme : « Aude, soit tu vas à l’hôpital, soit tu vas mourir en restant chez toi. » Ses mots résonnent comme un électrochoc. Je comprends que la situation est grave. Pourtant, une part de moi refuse d’y croire. Mon corps s’affaiblit depuis des mois, je le sais. Avec mes 42 kg pour 1m70, je suis méconnaissable. Mais jamais je n’aurais imaginé un verdict aussi brutal. Je croise les regards inquiets de mes parents. Leur épuisement est palpable après tant d’efforts pour me venir en aide. Même le médecin, d’apparence calme, semble anxieux. Il insiste : je dois aller aux urgences ce soir. Dans ma tête, c’est le chaos. Je n’ai plus la force de réfléchir. Comment ai-je pu en arriver là ? Je n’ai plus d’énergie pour combattre ce mal-être. Cette vérité brutale me frappe de plein fouet. C’est le début d'une véritable descente aux enfers.
Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
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