Par Florent COUTURIER
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J'ai toujours préféré les marges aux autoroutes, les histoires improbables aux vérités officielles et les vieux riffs aux discours bien peignés. Ci-gît le Rock est né de cette fascination pour les mythes, les fantômes et les survivances qui hantent encore la musique populaire. Ce n'est pas un livre sur le rock : c'est une promenade dans ses ruines vivantes, là où les légendes continuent de respirer quand les musées ont fermé leurs portes.
Je vous propose d'être acteur et actrice de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Florent Couturier a servi sous les drapeaux en pays de Pount, cuit des saucisses dans une usine à Dublin, survécu plusieurs années dans des chaînes de restauration où les plats arboraient des couleurs inconnues de la nature et des saveurs évoquant parfois le mobilier de bureau, animé des émissions de radio consacrées au cinéma et écrit quelques pièces probablement injouables. Depuis, il compense en collectionnant les anecdotes, les mythologies populaires et les curiosités culturelles avec l'enthousiasme d'un archéologue tombé dans une brocante. Et parce qu'une trajectoire cohérente aurait été suspecte, il est également formateur en gestion et comptabilité.

Ci-gît le Rock est un roman qui mêle fantastique, humour, culture musicale et réflexion sur la mémoire. L'histoire se déroule dans un musée du rock où les instruments, les chansons et les légendes refusent obstinément de rester enfermés derrière les vitrines.
À travers le regard d'un gardien de nuit et d'une étrange créature nommée le Migou, le lecteur traverse l'histoire du rock comme on explore une mythologie oubliée. Les fantômes de musiciens disparus côtoient les riffs immortels, les anecdotes historiques se mêlent aux visions fantastiques et chaque salle du musée devient un territoire étrange où la musique reprend vie.
L'originalité du projet réside dans ce mélange entre roman, hommage musical, satire culturelle et conte fantastique. Le livre s'adresse autant aux passionnés de rock qu'aux amateurs d'imaginaire, de pop culture et de récits insolites.
Participer à sa création, c'est soutenir un projet qui célèbre la musique non comme un objet de musée, mais comme une force vivante, désordonnée et indocile. Une déclaration d'amour aux artistes, aux marginaux, aux collectionneurs de souvenirs et à tous ceux qui pensent encore qu'un morceau de musique peut changer la manière dont on regarde le monde.

La salle brillait comme un bloc opératoire sponsorisé par l’ennui, alimentée par une lumière si blanche qu’elle blanchissait jusqu’aux remords. En face de moi, six responsables des ressources Inhumaines parfaitement alignés : six croque-morts du rock, des comptables du frisson, des fonctionnaires de l’âme en cessation d’activité.
On m’avait installé au centre, sur une chaise métallique conçue par un sadique adepte du mobilier carcéral minimaliste. Le sol ciré renvoyait mon reflet avec l’enthousiasme d’un miroir de morgue.
Ils parlaient par rafales sèches, comme des imprimantes administratives en fin de toner.
— Vous avez perdu quatre visiteurs.
— Dévié du parcours.
— Ouvert l’aile interdite.
— Enfreint le protocole.
Puis le coup de grâce : — Vous avez écouté.
Écouté. Dans un musée du rock. Le mot tombait comme un blasphème dans une église dédiée au silence.
Ici, les guitares devaient être admirées comme des fossiles ; surtout pas réveillées. Le rock était autorisé à condition d’être mort, encadré et correctement étiqueté.
J’aurais voulu expliquer que ce n’était pas moi, que le coupable s’appelait Muddy Waters, Elvis ou Joey Ramones. Ou ce musée cannibale qui dévore tout ce qu’il prétend conserver. Mais ma voix avait déjà démissionné.
Ils signèrent mon arrêt de mort professionnel sans lever les yeux, avec la tendresse mécanique d’une chaîne d’abattage. Puis vint la sentence, emballée dans le papier cadeau du langage administratif :
— Vous restez. Mais autrement. Aux nuits.
Aux nuits. Le placard, version gothique. On me retira mon badge de guide pour me remettre un trousseau de clés : promotion horizontale vers le royaume des fantômes.
Depuis, les jours me traversent comme des publicités sans intérêt, les guides m’évitent et les survivants me saluent d’un hochement de tête prudent, comme on salue une fuite radioactive.
On raconte que j’ai pactisé avec les instruments, que les visiteurs disparus tournent en boucle dans un sillon maudit. Franchement ? J’ai entendu des théories plus absurdes dans des réunions de direction.
Certaines nuits, un rire d’enfant fend les couloirs. Une voix cherche la sortie. Des talons résonnent dans le vide. Et parfois le Mystery Train repasse, ponctuel comme un contrôle fiscal.
Je veille donc. Gardien déchu, veilleur de sons interdits, concierge des spectres. Dans ma poche dort un médiator rouge et ébréché trouvé le jour de ma chute. Chaque nuit, devant la vitrine de Muddy Waters, il chauffe dans ma main comme une preuve à conviction oubliée par Dieu.
Les jours m’ont licencié de la lumière. Les nuits m’ont embauché chez les fantômes. Et, entre nous, la compagnie est infiniment meilleure.

Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
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