Vous pouvez soutenir ce projet en versant un montant libre et vous recevrez autant de contreparties correspondantes à ce versement.
Si vous souhaitez acheter une quantité précise de livres, merci d’indiquer un montant correspondant à la quantité voulue et de préciser cette quantité dans les commentaires de votre commande.
Cet essai explore la manière dont Charlie Chaplin a profondément nourri les arts du spectacle vivant, bien au-delà de son œuvre cinématographique.
Il fait dialoguer cinéma, théâtre, mime, danse et traditions scéniques venues d’Asie, tout en gardant une approche très concrète du jeu d’acteur et du corps en scène. La réflexion avance avec souplesse, portée par de nombreux exemples, des souvenirs personnels et des analyses qui rendent le propos vivant et accessible.
Au fil des pages, le lecteur est invité à se laisser entraîner dans une exploration du geste chaplinien, de l’art du contretemps, du rapport au rythme et au regard, des jeux d’adaptations avec les maladresses et les intrusions du hasard…
Certains passages consacrés aux voyages de Chaplin à Bali, en Chine ou au Japon apportent une dimension très stimulante, en montrant combien ces rencontres ont nourri sa vision artistique et sa manière d’envisager la scène.
Avec la démarche de Chaplin et derrière la figure du génie du cinéma, sont interrogés le rôle de l’artiste et la place accordée à l’humain : l’enfance difficile, le rapport à la dignité, la peur du ridicule ou encore la manière de transformer l’embarras en moteur de création donnent à l’ouvrage une vraie profondeur.
Je vous invite à devenir acteur de la naissance de mon livre et à m’aider à en faire un succès avec les Éditions Maïa. Plus les préventes seront nombreuses, plus le livre sera promu et diffusé.
Votre soutien finance la maquette, la correction, l’impression et la promotion.
En contrepartie, vous serez remercié(e) dans le livre (page de remerciements) et vous recevrez l’ouvrage en avant-première, frais de port inclus.
C’est pourquoi je fais appel à vous — auteurs, lecteurs, amoureux des mots : votre précommande fera passer le projet du rêve au livre, avec l’appui d’une équipe professionnelle.
Vos contreparties seront envoyées dès la fin de la campagne.
Votre paiement sera effectué en toute sécurité grâce à notre prestataire Stripe, qui vous garantit la fiabilité et la protection des données. Vos transactions sont chiffrées et vos informations bancaires restent confidentielles, vous offrant une expérience d’achat sereine et sécurisée.
Comédien, dramaturge et metteur en scène, Jean-François Dusigne a notamment été membre du Théâtre du Soleil. Il a été codirecteur artistique d’ARTA (école internationale et studio de recherche sur les pratiques de l’acteur) de 1999 à 2023, et il est aujourd’hui professeur émérite en arts du spectacle (théâtre, ethnoscénologie) à l’Université Paris 8.
Formé à l’École internationale de Mime, Mouvement, Théâtre de Jacques Lecoq (1979–1981), il a été acteur au Théâtre du Soleil de 1983 à 1990. Également pédagogue et sophrologue, il a initié des projets internationaux autour des processus de direction d’acteurs, de la transmission et de l’échange, ainsi que des récits et mises en jeu des histoires vécues. En juillet 2014, il a été promu Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il mène par ailleurs un atelier international itinérant, « Acteurs-créateurs », dédié aux créations dramaturgiques et à leurs mises en jeu.
Parmi ses publications : Le Théâtre d’Art, aventure européenne du XXe siècle (prix SGDL), Du théâtre d’art à l’art du théâtre (anthologie des textes fondateurs), Le Théâtre du Soleil, des traditions orientales à la modernité occidentale, L’Acteur naissant, la passion du jeu, Les Passeurs d’expérience, ARTA, école internationale de l’acteur (Éditions Théâtrales). Il a également dirigé l’ouvrage collectif La direction d’acteurs peut-elle s’apprendre ? (Éditions Les Solitaires Intempestifs).

Ce livre est une étude amoureuse des liens entre le cinéma de Charlie Chaplin et le spectacle vivant. Sa perspective est internationale, pluridisciplinaire et interculturelle : les impacts, influences, inspirations et la postérité de Chaplin à travers le monde restent méconnus, parfois même insoupçonnés. Au-delà de ses films, ce sont aussi ses manières d’inventer des histoires, de les jouer et de leur donner vie qui continuent de stimuler, partout, des artistes issus de cultures scéniques très éloignées les unes des autres. Peu d’essais ont approfondi cet angle, à la croisée des passages entre écrans et scènes, alors même que sa démarche créative demeure profondément féconde : des pans entiers de son travail pour le cinéma font écho chez des artistes de disciplines très différentes — au seul Festival d’Avignon 2025, quatre spectacles l’ont cité dans leurs programmes.
Depuis toujours, j’aime les histoires, et observer, explorer les mille et une manières de créer la vie par leurs mises en jeu me passionne. Dans ma pratique artistique comme dans mes activités d’enseignant-chercheur, je conçois la scène comme un tremplin de l’imagination : chacune, chacun peut y être libre d’avoir des visions en regardant, en écoutant. Incitant à se mettre tour à tour dans la peau d’autrui, l’espace de jeu offre de rares moments pour échanger ensemble et palper le sensible. Jouer, c’est aussi sonder, dans la relation entre acteurs et spectateurs, la façon dont nous percevons nos existences, pour peut-être concevoir autrement nos rapports au monde : certains s’étonneront de la versatilité des comportements, d’autres en exploreront les mystères, d’autres encore tenteront d’entrevoir comment améliorer nos modes de vie.
Cultiver la mémoire des arts du spectacle dans le sillage des théâtres d’art européens et russes du XXe siècle, ouvrir des fenêtres sur les pratiques scéniques à travers le monde, confronter les expériences, explorer les rouages créatifs, suivre des démarches et des parcours remarquables pour s’en imprégner et inspirer d’autres matières poétiques : telles ont été, et restent, mes visées — entretenir le terreau, préparer au théâtre tel qu’il pourrait être. En découvrant la diversité des approches pluridisciplinaires, chacune et chacun pourra y trouver ses propres dynamiques de jeu, se reconnaître dans une manière de procéder, éprouver l’envie de s’initier, de jouer avec les formes. J’invite à tendre vers un théâtre fait de jeu, de danse et de musique, où les objets deviennent aussi des partenaires, un théâtre où les ressources du corps et de la voix suffisent à imaginer mille merveilles, mêlant humour, poésie et réflexion sensible. Et, bien sûr, la démarche de Chaplin, véritable « passeur d’expériences », me paraît rester parmi les plus exemplaires.
En écrivant, j’ai eu plaisir à m’adresser au plus grand nombre. Mon récit s’appuie sur l’expérience, et ma réflexion est toujours accompagnée d’exemples : en les rendant présents, je fais en sorte que le lecteur puisse visualiser les séquences et les moments évoqués. Je me suis intéressé à celles et ceux qui, un jour, se sont demandé : si Chaplin était en scène, s’il était en création, s’il était à ma place dans cette situation, comment s’y prendrait-il ? Quelles que soient les générations, pour qui s’interroge sur l’art de l’acteur, sa direction, la mise en scène, la chorégraphie, la composition musicale, la dramaturgie ou la satire tragi-comique, se pencher sur ses manières de faire est passionnant. Son acuité à percevoir l’évolution du monde, la pertinence de ses alertes et son engagement humaniste de citoyen du monde interpellent ; son refus de renoncer, sa lucidité anticipatrice, sa réactivité et la manière dont il a assumé ses responsabilités restent, aujourd’hui encore, intensément stimulants. À découvrir, encore et encore.

Dépassant les doutes, Chaplin a eu l’audace de s’aventurer sur un fil : éprouver le point bascule entre ce qui fait rire et ce qui ne fait plus rire, matérialiser ce que signifie explorer sans garde-fou au risque de chuter, défier sa propre situation en prenant le parti de rire de son dérisoire.
Il en a tiré de précieuses leçons.
En cherchant à cerner « le secret de Chaplin », Eisenstein a trouvé une réponse dans son regard. Il en a perçu une attitude : « voir les événements les plus terribles, les plus pitoyables, les plus tragiques, par les yeux d’un enfant rieur. » Apprenant de la vie que tout est fait de contrastes, il a travaillé sur ses tensions. Attiser les contradictions lui a permis d’insuffler de la vie dans le jeu. Il a alors trouvé son moteur : plonger le personnage en situation d’embarras pour l’en sortir ensuite. Mais cela ne lui a pas suffi. L’expérience lui a fait saisir la dimension paradoxale des êtres humains. Ce qui donne valeur à une personne est sa quête de dignité. Les hommes ou les femmes dans l’embarras ne sont pas forcément comiques mais ils le deviennent quand ridicules ils s’évertuent à rester digne, et sont plus drôles encore quand ils ont la vanité d’être quelqu’un.
Son fond est profondément tragique. Il reçoit les événements avec gravité et les traite avec légèreté. Avec le Vagabond, les incidents ne portent pas à conséquences, il lui est facile de tirer un trait pour passer à autre chose. Face à aux déboires, Chaplin n’a jamais voulu se résigner, refusant de s’enliser dans des sables mouvants : « quand un monde de déceptions et d’ennuis s’abat sur vous, si l’on ne s’abandonne pas au désespoir, on se tourne soit vers la philosophie, soit vers l’humour. »
Du Vagabond à Calvero, ses personnages ont rêvé de s’échapper, de prendre leurs désirs pour la réalité, de se transporter ailleurs, de tenir bon, d’imaginer le monde autrement. Ils ont pu avoir été la proie de visions, hallucinées ou insolites. Il matérialise les désirs, donne du concret aux idées abstraites.
Virtuoses, ses gags ne sont pas qu’affaire de précision horlogère : le Vagabond vient de se convertir. Les mains jointes, contrit, il lève les yeux pour rendre grâce à Dieu, et trébuche. Le gag peut être l’objet d’une brève parabole : le Vagabond attend le tramway à l’heure d’affluence ; tous les gens se précipitent ; il reste seul sur le trottoir ; au second passage, il ne peut monter ; au troisième, il bouscule, saute par-dessus les gens pour entrer le premier ; le flot des voyageurs l’entraîne vers la sortie du fond et l’éjecte sur le trottoir.
Sa création poétique pointe l’attention sur de petits détails, ces petits riens du sensible habituellement négligés, qui sont le sel de la vie et le piment du rire. Dans son petit Cirque, Calder manipule les objets qu’il a bricolé avec ingéniosité, et tire lui-aussi parti de ce qui ne fonctionne pas, mais qui le devrait, il commente alors, étonné : « Ah ? Pourtant, ç’aurait dû marcher… » De même chez Chaplin : quand un petit grain fait se gripper les rouages de la machine burlesque, le constat dérisoire de son propre échec prête à rire.
Son autodérision l’implique dans la reconnaissance du ridicule. Sa relation complice avec le public invite à rire d’embarras et de pirouettes pour s’en tirer, ce qui procure un peu de lucidité. Puisse-t-elle aider à se prémunir des peurs et des contrôles, à réfréner la promptitude à devenir les moutons de Panurge entrevus dans ses Temps Modernes.
Il interpelle par son acuité à percevoir l'évolution du monde, la pertinence de ses alertes (qui par la suite, se sont malheureusement avérées fondées), son engagement à défendre les valeurs humanistes d'un citoyen du monde.

Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
Apportez votre pierre à l'édifice