Par Claude HOULLIER
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Une histoire n'est jamais meilleure que lorsqu'elle s'enracine dans le terreau fertile du vécu et y croît librement au gré de l'inspiration et de l'imagination de son auteur.
Les personnages de ce roman ont existé en d'autres lieux et sous d'autres cieux ; ils existent toujours aujourd'hui par la magie de l'écriture comme me l'a si joliment écrit Amélie Nothomb après avoir lu le premier tome de cette saga familiale.
Je vous propose d'être acteur de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Claude Houllier est né et vit dans la région toulousaine où se déroulent plusieurs de ses romans (Une semaine d'enfer, Tous ceux qui tombent). Ancien professeur d'anglais, il a longtemps exercé la profession de coordinateur d'Ulis lycée auprès de jeunes en situation de handicap. Aujourd'hui, il se consacre à l'écriture, au sport et à sa fonction de délégué du Défenseur des Droits.

Au travers de l'histoire des différentes générations d'une famille de la bourgeoisie havraise, l'auteur s'attache aux pas de femmes au caractère bien trempé déterminées à aller jusqu'au bout de leurs rêves en dépit de l'adversité et des coups du sort qui les guettent. Elles assumeront leurs choix et les paieront au prix fort, quitte à laisser un chemin de cendre dans leur sillage. Quitte à faire souffrir autant qu'elles ont souffert.
Pour tous mes lecteurs qui ont aimé Les Dames de Sainte-Adresse, voici la suite de ce roman dans lequel on retrouve Jeanne, Gaby, Honorine et bien d'autres, chacune d'entre elles confrontée à ses désirs, ses défis et ses démons avec, en arrière-plan, les conflits qui ont bouleversé la première moitié du XXeme siècle et remodelé les destins de millions de personnes. Chacune de ces femmes réagira à sa façon, en suivant ses élans ou ses convictions, consciente que la voie qu'elle choisit peut la conduire à sa destruction, à celle de ses proches ou à celle de leur monde.
Pour sa part, Jeanne n'avait aucune envie de prendre un amant et encore moins de tomber amoureuse. Son corps ne réclamait pas le contact d'un autre corps. Elle avait connu assez de partenaires pour être rassasiée de sexe et de la compagnie des hommes jusqu'à la fin de ses jours. Depuis l'ouverture du Sein-Georges, en dépit des nombreuses propositions et, parfois même, des supplications - tant il est vrai que ce qui est inatteignable est d'autant plus désirable - , elle avait toujours refusé de coucher avec ses riches clients. Les nuits d'amour tarifées et les inconnus qui prenaient possession de son corps pour un peu d'argent, les copulations brutales, la souffrance dans son ventre et cette impression d'être toujours sale qui lui collait obstinément à la peau, ce cauchemar éveillé qu'elle avait vécu jour après jour pendant des années, tout cela c'était terminé pour elle. C'était un passé qu'elle aurait souhaité ne jamais avoir à oublier mais qui, pourtant, ferait toujours partie intégrante de son être au même titre que la couleur de ses cheveux ou la forme retroussée de son nez. Mais, au moins, désormais, n'était-elle plus obligée de se vendre pour vivre.
Elle avait maintenant acquis ce pouvoir là. Dorénavant, Jeanne Toucard, propriétaire de ce qui deviendrait le bordel le plus réputé de Rouen, dormirait sans homme dans son lit. Elle ne serait plus jamais une fille de joie que l'on s'offre pour une étreinte furtive .
"Fille de joie ". Drôle de nom pour un métier dans lequel la joie n'avait que bien peu de place pour celles qui l'exerçaient. Fille de plaisir aurait sans doute été plus conforme à la réalité même si, la plupart du temps, pour elle, il n'y avait pas plus de plaisir que de joie dans l'accomplissement de ce simulacre d'acte d'amour. Au mieux pouvait-on y lire un acquiescement silencieux, une indifférence forcée ou, parfois, un détachement servile teinté par des relents d'une honte ancienne toujours présente, fidèle au rendez-vous des nuits d'amertume solitaires, jamais oubliée même après des années escamotées entre les bras de clients de passage. S'il y a une chose que Jeanne avait appris, c'est que dans l'esprit de tous ces hommes qui fréquentaient le Sein-Georges ( ou n'importe quelle autre maison close du monde civilisé ), ces hommes qui se vautraient entre ses cuisses écartées, qui jouissaient sur son ventre en murmurant des prénoms d'épouses, de sœurs - voire de mères - qui n'étaient pas le sien, tous ceux qui se servaient d'elle comme ils auraient usé d'un instrument malléable, adaptable, ajustable aux méandres de leurs désirs, pour tous ceux-là, une fille de joie ne valait guère mieux qu'une fille de rien.
Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
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