Par Emmanuel GARBAL
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Humoriste et auteur passionné, je m’inspire du quotidien pour raconter des histoires où le rire côtoie l’émotion. Avec La Marmaille, j’ai voulu plonger dans le chaos joyeux de la famille, là où tout déborde… sauf l’amour. J’ai souhaité rédiger un roman drôle, rythmé et profondément humain, où chacun pourra se reconnaître.
Je vous propose d'être acteur et actrice de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Je me nomme Emmanuel GARBAL. J’ai commencé à écrire à l’âge de 15 ans (j’en ai 53 aujourd’hui) après avoir découvert les livres de Philippe ADLER (« Les Amies de ma Femme », « Graine de Tendresse », « Du moment qu’elle me laisse le chat »…). Je suis l’auteur de 7 pièces de théâtre comiques dont une co-écrite avec Philippe Adler, en 2012, d’après son roman « Les Amis de ma femme ». Je suis également humoriste, auteur de 2 one-man shows comiques « Pas encore vieux ! » et « Garbal se lâche ! ». « La Marmaille » est mon premier roman.

La Marmaille est une comédie familiale survitaminée qui raconte la rencontre explosive entre deux mondes opposés : celui de Julien, père débordé à la tête d’une tribu de 4 enfants aussi attachante qu’ingérable (Théo, l’ado savant fou ; Emma, stratège en chef du chantage affectif ; Lina, drama queen en herbe ; et Noah, cinq ans, spécialiste mondial des catastrophes) et celui de Shanna, cheffe d’entreprise ultra rigoureuse, pour qui tout doit être sous contrôle.
À travers cette cohabitation improbable, le roman explore avec humour et tendresse les liens familiaux, les différences, et l’équilibre fragile entre organisation et lâcher-prise. L’originalité du projet repose sur ce choc des univers, traité sur un ton à la fois comique et sensible, dans la lignée des comédies populaires où l’on rit autant qu’on s’attache aux personnages.
Accessible à un large public, La Marmaille s’adresse à tous ceux qui aiment les histoires de famille, les situations décalées et les personnages hauts en couleur. C’est un roman qui fait du bien, qui fait rire, et qui rappelle que derrière le chaos… se cache souvent l’essentiel.

À 6 h 42, Julien Moreau découvrit qu’il existait une forme de réveil plus brutale que la gueule de bois d’un lendemain de match France-Angleterre.
– Papaaaaaaaa ! C’est le matin !
Noah, cinq ans, venait d’inventer une nouvelle discipline olympique : le saut en longueur avec atterrissage sur parent endormi. Note artistique : 10/10. Note technique : papa voit des étoiles.
Julien tenta de reprendre son souffle avec autant de succès qu’un asthmatique dans une usine de poivre. Il ouvrit un œil. Puis le visage de Noah apparut au-dessus du sien. Près. Beaucoup trop près.
– Papa ?
– Oui, Noah ?
– On est quel jour ?
– Le jour où tu découvres que réveiller un adulte avant 7 h est passible de confiscation de dessins animés, grommela Julien en tentant de repousser doucement son fils.
Mais Noah avait cette qualité propre aux jeunes enfants : l’adhérence d’une ventouse industrielle couplée à la ténacité d’un percepteur d’impôts.
– J’ai faim !
– Ce n’est pas une révélation, tu as toujours faim !
– Papa ?
– Mon ventre, il fait des bruits comme la machine à laver quand elle secoue tout.
– Très bien. Dans ce cas, mets-le en mode essorage silencieux.
– J’ai une faim d’ogre papa ! C’est quand que tu quittes le lit ?
– Bientôt, fiston. Le restaurant ouvre à 7 heures. Tu sais ce qui serait bien. Le silence jusqu’à, disons… l’année prochaine !
La porte de la chambre s’ouvrit brusquement. Lina, huit ans et demi (le demi était crucial car elle avait une peur panique de vieillir et de devoir se mettre de la crème anti-âge dès 14 ans), surgit en trombe comme si elle venait d’échapper à une meute de zombies. Ses cheveux en pétard ressemblaient à une expérience scientifique ratée ou à une sculpture contemporaine que certains musées auraient payée cher pour exposer.
– Urgence absolue ! Théo a volé mon chargeur ! Celui avec la licorne qui brille dans le noir !
– Ce n’est pas du vol, c’est de la redistribution des richesses ! beugla une voix depuis le couloir.
Théo fit son entrée. Treize ans, un mètre soixante-huit de bouillonnement hormonal emballé dans un sweat trois fois trop grand sur lequel on pouvait lire « Je pense donc je suis… fatigué ». Il tenait dans sa main, le chargeur de la discorde, comme un trophée de guerre.
– Karl Marx a dit que la propriété privée était une aliénation de l’être !
– Marx n’avait pas un grand frère chiant ! riposta Lina.
– Marx n’avait pas d’iPhone non plus, intervint Julien en se redressant avec la souplesse d’un origami qu’on essaie de défroisser. On va donc arrêter de le citer pour parler d’un chargeur rose avec une licorne !
Emma fit son apparition dans l’encadrement de la porte. Seize ans, regard ironique, air suffisant, maîtrise en sarcasme, ceinture noire de manipulation psychologique.
Elle s’appuya contre le chambranle avec cette grâce étudiée qui disait : « Je suis au-dessus de vos chamailleries primitives mais je vais quand même en profiter ».
– Impressionnant. Il n’est même pas sept heures du matin et vous avez déjà ouvert un débat sur le capitalisme. On dirait un meeting politique mais avec beaucoup moins de compétences !
Julien soupira.
– J’ai besoin de cinquante euros, Daddy !
– Et moi, j’ai besoin de huit heures de sommeil et d’un foie neuf. On n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie.
– C’est pour un projet scolaire.
– Un projet scolaire qui s’appelle : « shopping avec Chloé » ?
– Tu me sous-estimes, papa. C’est pour un projet de sociologie sur l’impact économique de la fast-fashion sur l’estime de soi des adolescentes.
– Donc du shopping avec Chloé.
– Avec Chloé ET Manon. Nuance.
À ce moment précis, Noah tira sur la manche du tee-shirt de son père.
– Papa ?
– Oui, mon trésor ?
– Y’a le jus d’orange qui fait une piscine dans le salon. Une grande piscine. Avec des vagues et tout.
– Des vagues ?
– Ben oui, j’ai sauté dedans pour voir si ça faisait comme à la mer !
Julien regarda ses quatre enfants. Quatre créatures qu’il adorait plus que sa propre vie mais qui semblaient avoir signé un pacte secret pour tester quotidiennement les limites de sa santé mentale.
Il inspira profondément.
– Bon. Écoutez-moi tous attentivement.
Les quatre le regardèrent.
– Ce soir, j’ai un rendez-vous important. Un de ceux qui va changer ma vie.
Emma leva un sourcil.
– Avec une femme ?
– Avec une personne.
– Donc une femme !
Julien, imperturbable, poursuivit.
– Ce soir, une baby-sitter va venir vous garder donc vous allez vous comporter comme des êtres humains normaux. J’ai besoin d’être serein à mon rendez-vous.
Noah leva la main.
– C’est quoi un être humain « normal » ?
– C’est quelqu’un qui ne transforme pas le salon en piscine de jus d’orange rappela Julien.
– Ah.
Julien, reprit la parole, toujours aussi déterminé.
– Voici le deal. Vous vous comportez comme des êtres humains civilisés pendant exactement trois heures ce soir, et demain, on va chez Burger King.
– Je pourrai prendre le grand menu ? demanda Noah, les yeux brillants.
– Celui avec les jouets ? surenchérit Lina.
– On peut inviter des copains ? tenta Théo.
Emma sourit.
– Je suis une actrice née. Tu sais, je peux parfaitement faire semblant d’être adorable.
Julien soupira. Il venait de comprendre quelque chose de fondamental sur la paternité : c’était comme être le patron d’une start-up dysfonctionnelle où tous les employés étaient des terroristes émotionnels en formation.
– Deal. Maintenant, quelqu’un peut-il aller chercher la serpillière avant que le jus d’orange n’atteigne la moquette ?
– Trop tard ! annonça joyeusement Noah. Elle est orange maintenant ! C’est joli, non ?
Julien ferma les yeux. Respira profondément. Compta jusqu’à dix. Puis jusqu’à vingt. Il aurait aimé compter jusqu’à cent mille mais ce soir, il devrait expliquer à Shanna que sa maison était une zone de guerre permanente, que ses enfants étaient des agents du chaos, et que malgré tout, c’était la plus belle catastrophe de sa vie.

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