Par Marc RIVÈRE
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Il est ainsi le virus de l’écriture : il infuse longtemps, dans l’ombre aride, inhale en secret les parfums d’un fruit qu’il s’était jusqu’alors interdit de diffuser, et quand le lieu et l’heure entrent en collision, inspiré d’une ancienne rencontre, l’hémorragie éclate…
Je vous propose d'être acteur de la naissance de mon livre, en m'aidant à faire de sa parution prochaine avec les Editions Maïa, une réalité concrète. En retour, vous serez présent - si vous le souhaitez - en page de remerciements, et recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus. Merci de votre soutien dans la réalisation de ce projet.
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Mon livre s’intitule « À travers l’écorce ».
Il aura suffi d’un tableau en un lieu insolite, et tout s’est enclenché ! Comme une avalanche, mais à l’envers. L’unique survivant prend alors conscience du sort qui l’attend : guidé par un alter ego furtif, il part… Plongeant à sa guise dans la texture du monde, trouvera-t-il au bout de sa quête un accomplissement libérateur ?
Du fond d’une mine aux vibrations du désert, de Victor Hugo à Lao Tseu, « À travers l’écorce » mêle voix singulières et méditations universelles, routes concrètes et allégories symboliques.
Ce récit, fouillant patiemment les méandres de l’existence, se révèle être un hymne aux amitiés essentielles.

Dans l’écheveau de ma mémoire, une douleur vient de remonter. Une éponge de feu, frisson glacial ; un sillon, où le noir ouvre sur l’horizon... Depuis bien des lunes, dans un réduit secret, ce souvenir sommeille ; la poussière amoncelée des jours en file indienne le recouvre. Ce souvenir, on pourrait le croire éteint à jamais, emmuré dans un oubli bienfaisant. Et pourtant, il ressort, là, soudain ! Il vient d’un bout de chair mentale qui colle à la peau…
L’heure venue, sur notre sphère bleue mais si souvent bien grise, chacun naît quelque part. Sans choisir. Le purgatoire, dans sa texture de sueur froide, a ses quartiers terrestres... Je viens à peine d’arriver, et vlan ! Sa sombre figure éclate. En pleine face ! Ces hommes et cette femme, avec l’enfant sous la couverture collée au corps, l’arme pointée vers eux les sidère. On lit la peur sur leurs visages. Une peur de glace : hantise d’être désigné par la trajectoire du canon qui s’arrête, et devoir descendre du train ; se retrouver, pleine nuit, campagne rase, entre les griffes d’un étau aléatoirement mortel. L’arbitraire militaire : voilà leur sort, au grand hasard du quotidien…
C’est peut-être cela, le sens fondamental de l’existence : sentir la froidure du vent et l’énergie de l’aube, s’offrir aux sirènes, se laisser bousculer par du mystère, revisiter les mirages avec délectation. Jusqu’à accepter de ne pas comprendre. En somme, faire parfois fortune d’une humble ignorance… Puis, un jour venu, partir. Ou plutôt, essayer de partir. Assis sur mon sac au bout d’un terrain vague, espace manifestement reconnu pour être un hypothétique lieu d’embarquement vers l’ailleurs, j’attends…
Elle m’a traversé l’esprit, ma terre... Dans ces moments-là, raison pour laquelle la nature nous a donné deux yeux, deux oreilles et deux jambes, on balance ; l’hésitation domine. Et comme on n’a qu’un cœur, on le sent déchiré. Pourtant, il faut choisir. Alors, c’est décidé, demain je rebrousse chemin ! Chacun sait, la route sera longue… Mais avant ce retour, un rituel me devient impérieux : je ne partirai pas sans avoir dit « Adieu ». La vache qui m’a tant appris, même s’il ne pleut plus, cette reine impassible à ce lieu si fidèle, je veux, à ma manière d’homme petit mais affectueux, la saluer ; une dernière fois, par la magie des yeux qui disent, traverser ses prunelles. Le cœur pincé, une dernière fois...
La forêt, il faut l’imaginer sortie parmi les pierres, comme un chaos qui s’organise, enracinée à la matière d’un temps qui s’éternise ; le temps a beau griffer, ronger jusqu’à la sève, d’aussi loin qu’il s’élance, ici, sa loi s’immobilise… Quand les oiseaux se taisent, tout semble s’arrêter. La forêt fait silence ; son souffle retient l’air au fond de sa poitrine et sa voûte dissout les névroses du vent. Comme la neige, en absorbant les sons, elle va... La forêt, on a beau la croire immobile, la voir dans son écrin telle une mer figée, elle va son chemin, remue son destin à sa guise, profonde et solennelle…
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